Je voudrais continuer à respirer sans faire un choix...
Pourtant j'entends mes talons claquer sur ces dalles de béton, j'avance ou plutôt je courre a ma perte.
Toujours plus vite, ça fait moins mal ; j'allonge le pas pour aller heurter ce mur, sans cesse le même, celui qui m'empêche d'aller de l'avant.
Seule, toujours seule...
Les gens m'écoeurent, j'éprouve pour eux une profonde aversion.
Ils ne font que juger mais ils manquent tellement d'arguments que c'en est pitoyable.
J'essaye de comprendre pourquoi mais je pense qu'ils voient tout simplement en moi ce qu'eux s'interdisent d'être et que par dépit, ils en deviennent médisants.
Je respecte leurs raisonnements lorsqu'ils sont objectifs et fondés ; or c'est rarement le cas ils ne déversent habituellement sur moi que le flot de leur propre frustration.
Comme j'aimerai rester indifférente à leurs avis, malgré mon air détaché, leur point de vue me blesse et leur ignorance me désole....
pict: le matin du départ après une longue longue nuit :-D